vendredi 24 mars 2017

[Réflexion] 40 jours sans connerie humaine


                J’ai essayé de ne pas réagir. Nan je vous jure, mon grand clapet et moi on a tenté de la boucler. Mais y a un moment où faut pas pousser bobonne végane dans les abysses viandardes : tout ce foin autour du défi 40 jours sans viande me gonfle et pas qu’un peu.

                Je passe souvent pour un Caliméro quand je dis ça (que l’on m’apporte une coquille végétale je vous prie !) mais il y a véritablement dans le chef de certaines personnes une haine envers les véganes. Genre, notre simple existence dérange. Et le pire dans tout ce bazar à la con, c’est que les véganes y sont pour rien dans ce défi ! Celui-ci a été lancé par des gens voulant réduire la consommation de viande. Alors vous nous n’excuserez d’exister hein, parce qu’on vous a rien demandé. Et quand bien même, ce foutu défi est proposé et non imposé. Participe donc qui veut. Mais manifestement ceux qui ne veulent pas de ce défi ont besoin de le crier haut et fort au point d’en faire un tapage médiatique : des ripostes en tout genre fleurissent un peu partout. Et elle est là la vraie propagande !

                Sérieusement, ces réactions sont ridicules. On dirait des gosses qui craignent être privés de bonbons. Les agriculteurs s’insurgent, saleté de véganes qui veulent leur voler leur travail ! Le ministre de l’agriculture s’inquiète de ces extrémistes voulant imposer leur régime salade saupoudrée de cailloux. L’utilisateur facebook se rebelle, pas question que l’on touche à son steak !
                Alors j’ai envie de dire ceci : personne ne vous a mis le couteau sous la gorge pour réaliser ce défi. Le couteau, il est sous la gorge des animaux dans les abattoirs. Mais ça, ce n’est pas grave, suprématie du droit au barbec. Je n’en ai rien à foutre de votre droit à manger de la bidoche, le droit de vivre des animaux me semble au-dessus. Je n’en ai rien à foutre du travail des agriculteurs. Je peux difficilement verser une larme pour quelqu’un qui verse du sang chaque jour. La reconversion ça existe, l’agriculture peut être végétale. Les nazis ont aussi perdu leur job le jour où on a fermé les camps de concentration. Perso, ça ne m’empêche pas de dormir. Ouais, je n’y vais pas de mains mortes quand j’ai les boules. Je n’en ai rien à foutre de tous ces crétins qui se sentent menacés comme si les véganes allaient leur arracher leur morceau de steak de la bouche.

                J’en ai juste sacrément ras le légume qu’une fois de plus les véganes soient dépeints comme des fous furieux prêts à tout pour vous obliger à manger de l’herbe. Alors que le véritable extrémisme vient des gens qui se sentent obligés de brandir leur fourche(tte)s parce qu’ils aiment trop les pâtes carbo. À nouveau : ce défi n’est pas obligatoire, alors gavez-vous de viande si ça vous chante les artères et foutez nos la paix. Mais où étaient les alcolos lors du challenge minéral ?!

                Sur les réseaux sociaux, on m’a carrément sorti « Un végane, ça se tutoie. » Ben oui, j’ai fait le choix d’essayer de mener une vie sous le signe de la compassion, ça justifie tout à fait de me manquer de respect. Logique.

                Je fais des efforts pour être une végane ouverte à la discussion. Mais là je vous avouerais que j’ai envie d’hurler. D’envoyer tous ces gens qui crachent sur le véganisme dans les abattoirs. Pour qu’ils soient confrontés à leur ignorance. Pour qu’ils regardent ces animaux dans le blanc de l’œil et leur disent « Ma gourmandise vaut tellement plus que ta vie. » 
                Je ne supporte plus les « J’aime et je respecte les animaux mais ta gueule le végane, le steak c’est trop bon. » Hypocrisie quand tu nous tiens. Je ne supporte plus les moqueries en tout genre, les « Ça a l’air dégueu ce que tu manges » les « Hummmm des pruneaux » quand je parle de lapins à sauver. La société vous a aliéné à ce point pour que vous trembliez rien qu’à l’idée de 40 malheureux jours sans viande ???
                Je suis devenue végane pour les animaux et pour moi, pas pour emmerder les pseudos omnivores. Alors s’ils pouvaient également me foutre la paix, ce ne serait pas du luxe. Parce que moi je n’ai plus le luxe de l’ignorance, pour reprendre les propos d’Isabelle Bertaggia dans sa touchante lettre ouverte.

                Les vives réactions autour de ce défi sont représentatives de notre monde actuel : individualisme, égoïsme, pointer du doigt un prétendu oppresseur pour ne pas se poser question sur l’oppression que l’on exerce soit même. Précisons tout de même qu’en Flandre, ce défi de 40 jours sans viande est vachement mieux accueilli. Le Wallon ira encore s’étonner que le nord du pays soit vu comme en avance sur le sud …

                Dans tout ce merdier, j’ai malgré tout envie de voir du positif. Si ce défi suscite tant de bordel, je veux croire que c’est parce que les lobbies sentent qu’un mouvement est en marche. Petit à petit le véganisme déploie ses ailes car les gens ouvrent leurs yeux. Si les véganes étaient réellement qu’une bande d’abrutis suceurs de cailloux, le débat ne serait pas aussi vif.

                Alors si toi qui me lis aspire à un monde où il est normal de torturer et tuer un être pour son simple plaisir gustatif, crains moi. Crains nous. Crains tous les omnivores prêts à faire des efforts. Parce que tu pourras nous cracher des litres de haine au visage, tu n’enterras pas notre compassion.

                Vivement le challenge 40 jours sans connerie humaine.

                L’amour-du-jambon-ne-surpassera-jamais-l’amour-des-cochons-ment vôtre,

                Solaena


lundi 2 janvier 2017

[Réflexion] « Et ça, on ne pourra pas nous le reprendre. »



                Je crois que nous sommes tous d’accord : 2016 a été une drôle d’année face à laquelle il n’était pas facile de garder le moral.

                Dans tout ce merdier, la meilleure-maman-du-monde (la mienne, donc) a eu une pensée qui a résonné en moi. Après avoir visité le marché de Noël, nous sommes allées voir les jeux de son et lumière sur la Grand Place (au rythme desquels nous avons dansé comme deux andouilles ^^) Avant que nous regagnions chacune nos pénates, parlant du moment que nous venions de passer, la meilleure-maman-du-monde a dit « Ça, on l’a eu, et on ne pourra pas nous le reprendre ! »

                Et c’est bien vrai. Toutes les saloperies susceptibles de me tomber dessus ne pourront pas me reprendre ce moment-là. Ni les autres moments positifs d’ailleurs. Et si 2016 laisse un goût amer, elle aura aussi été l’année où j’ai fait découvrir Londres à ma petite sœur, où j’ai eu DEUX hugs de Gavin James, où mes lapins ont enfiiiiiiiiin décidé de cohabiter (un an et demi que ça a pris !), où j’ai entendu la fabuleuse voix de Josh Groban en live, où je suis retournée à Lisbonne et en Bretagne, où j’ai rocké mon pompon au son de Nickelback puis de Skillet, etc.

                Alors pour 2017, je vous souhaite plein de moments que personne ne pourra vous reprendre, des moments qui valent plus que tout l’or du monde.

                On-ne-pourra-pas-me-reprendre-mon-côté-rock’nroll-ment-vôtre,


                Solaena

lundi 12 décembre 2016

[Vegan Life] Des idées de cadeaux véganes.

  

Je déclare la saison du « mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir offriiiiiiir ? » ouverte ! Mais ne vous plaignez pas trop vite mes ptits pompons, certains ont dans leur entourage de drôles de bestioles qui vont corser le choix des cadeaux : j’appelle à la barre, les véganes !

            Mais que diable offrir à ces damnés de la carotte ?! N’ayez crainte, votre rock’n roll bunny a quelques idées pour vous.

            Tout d’abord, quelques mots sur ce à quoi il faut prendre garde. Si vous optez pour un textile, vérifiez qu’il ne contienne pas de laine (angora, mérinos, etc.), cuir ni soie. Pour un cosmétique, il faut veiller à ce qu’il ne soit pas testé sur les animaux et ne contienne rien d’origine animale comme de la cire d’abeille (souvent appelée « cira alba ») ou de la lanoline.

Question gourmandise, évidemment pas de viande/poisson/produit laitier/œuf ; mais il convient également de bannir le miel, la gélatine, la poudre de lait (cette vicieuse qui se planque partout) et cochenille (trop souvent cachée derrière les appellations « carmin » ou E120, que l’on trouve dans beaucoup de produits alimentaires roses.)

À noter que certains véganes refusent également de consommer l’huile de palme. Si cette huile est végétalienne, elle n’est malheureusement pas végane. Car elle est responsable de déforestation et de massacres d’orang-outans  (voire d’êtres humains…) Même dite « durable », l’huile de palme est à éviter, que vous soyez végane ou non.

Et là, c’est le drame, vous avez envie de vous faire pipi dessus pensant que vous ne trouverez rien qui convienne. Calmez vos vessies, on va dépatouiller tout ça.

Si vous souhaitez combler un végane gourmand, le plus simple est d’acheter dans une boutique végane. Pas besoin de vous casser la tête, tout conviendra. Malheureusement, il existe peu de boutiques véganes mais grâce à internet vous devriez vous en sortir.

À Bruxelles, il y a « Vegasme ». À Louvain, « Shavt » et ses fromages véganes faits maison. (Malheureusement Shavt fermera ses portes en février/mars.) À Liège, « Go Veg. » À Wépion (Namur), « VEGGI » qui propose un magasin « physique » et online.

Auprès d’ « Un monde vegan », magasins à Lyon et Paris, il est également possible de passer une commande en ligne.

            Pour un amateur de chocolats, vous pouvez opter pour l’une des possibilités véganes chez « Belvas », bio et fairtrade. Leurs produits véganes sont clairement identifiables par un logo. (Les « flakked truffles sont délicieuses ! ) Ils ont même deux possibilités véganes et sans sucre ajouté. Vous trouverez cette marque en magasins bio, voire certains supermarchés.

            Autre marque proposant des produits facilement repérables avec une mention « vegan » : « Wiloco ». Sans lactose et à base de sucre de coco, cette marque propose des sujets de Saint-Nicolas, œufs de Pâques, tablette et « fruits de mer » (avec lesquels j’aime m’empiffrer que j’aime déguster.) Vous trouverez ces produits dans certains magasins véganes, magasins bio (dont Bioplanet) et même certains supermarchés Colruyt. Notez que le sucre de coco donne un petit goût de caramel au chocolat.

            Si vous comptez mettre un cosmétique végane sous le sapin, les magasins cités ci-dessus en proposent un peu. Vous en trouverez aussi chez « Vegan mania », boutique sur Paris avec possibilité de commander sur leur site internet. Tout y est végane comme son nom l’indique et vous y trouverez des produits de qualité sans parabène.

            Pour les petits budgets, il y a l’online shop E.L.F. Leurs produits sont non testés sur les animaux et en grande partie véganes. Pour la plupart de leurs cosmétiques, la cire d’abeille est synthétique.

            Méfiez-vous des marques qui soutiennent mordicus ne pas tester sur les animaux. Dans la plupart des cas, ils ne pourront pas garantir que les ingrédients utilisés sont tous non testés sur les animaux. Pire encore, certaines marques (comme Yves Rocher et Occitane en provence par exemple) vendent en Chine où les tests sur animaux sont obligatoires pour vendre des cosmétiques. Body Shop quant à lui ne teste pas sur les animaux mais appartient à L’Oréal, le diable absolu.

            Pas mal de marques se targueront de respecter la législation européenne qui interdit les tests sur les cosmétiques. Je ne vais pas vous faire une tartine là-dessus mais en bref : cette législation c’est du vent, notamment en raison de la saloperie qu’est REACH. Pour ne pas commettre d’impair, privilégiez donc les points de vente véganes.


Si vous n’aviez pas la possibilité d’acheter dans une boutique végane, « Lush » pourrait venir à votre secours. Le panel de produits véganes est large. Il y a deux boutiques à Bruxelles ainsi qu’un web shop. Personnellement, je suis une grande fan de leurs « ballistic », des bombes de bain qui donnent une allure funky à l’eau et qui sentent trop bon. Lors des fêtes de fin d’année, ils proposent toujours des coffrets cadeaux ainsi que des articles à thème.


Si le destinataire de votre cadeau aime lire, vous trouverez pas mal de livres sur le sujet. Parmi mes favoris :
-« Faut-il manger les animaux ? » de Jonathan Safran Foer qui explique sans être moralisateur.
-« Insolent Veggie » de Rosa B., une BD pour les amateurs d’humour caustique.
-« That’s why we don’t eat animals” de Ruby Roth. Un très joli livre illustré qui réussit à parler horreur sans être horrifiant ; ce livre convient aux enfants.
-Côté roman, il y a « Le fabuleux destin d’une vache qui ne voulait pas finir en steak haché » de David Safier. Lisez mon avis sur le livre ici. Ce roman ne parle pas de véganisme mais devrait plaire aux véganes férus de lecture originale. Aussi, il y a « Esther, un amour de cochon » de Steven Jenkins et Derek Walter, histoire vraie et pleine d’amour racontée par l’un des papas d’Esther. Si « votre végane » aime particulièrement les cochons, ce live devrait être une belle surprise sous le sapin.
-Niveau livres de cuisine, il y en a de plus en plus. Vous trouverez des idées sur mon article. Mais pas mal d’autres livres sont sortis depuis que je l’ai écrit. Personnellement, ma préférence va aux livres de Marie Laforêt car ils sont visuellement très jolis.


            Votre végane préféré a l’âme militante ? Offrez-lui une adhésion à une association de protection animale. Privilégiez une asso qui a un « un angle de vue végane. » Pourquoi ? Parce que, par exemple, je serais peu ravie de recevoir une adhéion chez WWF qui a soutenu le projet REACH. Voici donc quelques noms d’associations :
            -Bite Back , asso belge œuvrant pour le droit des animaux. Je milite régulièrement avec eux donc je peux vous assurer qu’ils font un sacré bon boulot !
            -L214, asso française qui bousculent les préjugés à l’aide de vidéos choc.
            -Groin Groin, asso française qui sauve des cochons.
            -Le rêve d’Aby, refuge belge pour animaux de ferme.
            -Happily Ever Esther Farm Sanctuary : sanctuaire pour animaux de ferme fondé par les papas d’Esther the wonder pig au Canada.
            -White Rabbit : asso qui réhabilitent des lapins de laboratoire.


            Si l’idée d’une adhésion ne vous plait pas trop, sachez que ces assos vendent également des articles en ligne au profit de leurs actions/animaux pris en charge. Aussi, l’Happily Ever Esther Farm Sanctuary propose des « virtual gifts » (présentés de façpn trop choupi ^^) Les sous récoltés grâce à ces cadeaux virtuels serviront à prendre soin des nombreux résidents du sanctuaire.


            Si ni l’adhésion ni l’achat dans une boutique d’associations vous tentent, vous êtes coriaces mais moi aussi : vous pouvez également offrir un parrainage d’un animal en refuge ou sanctuaire. Et ce ne sont pas les assos qui manquent ! Groin Groin (j’y parraine Nala), L’arche de Noé, White Rabbit, Happily Ever Esther Farm Sanctuary, Ani-nounou, CatRescue (où vous pouvez parrainer les chats non adoptables), etc. Des tas d’assos proposent diverses façons de parrainer l’un de leurs protégés.


            Enfin, pour un (e) végane fan de bijoux : beeutiful.fr vend des bracelets semi précieuses. Si vous passez commande, précisez que vous le faites au profit de l’association « Marguerite et Cie ». Cela ne vous coûtera pas plus cher et 30% du prix de vente sera alors remis à cette asso qui sauve des lapins en danger. Pour les méfiants, vous pouvez même suivre les dons remis à l’asso ici. Plein de positivité, ces bracelets sont super jolis et originaux ! J’ai passé plusieurs commandes et j’ai été ravie à chaque fois.


            Pour terminer, si vous ne savez toujours pas quoi offrir : devenez végane, c’est le plus beau des cadeaux que vous pourriez faire J


            Des cadeaux-véganes-sous-le-sapin-ment vôtre,



            Solaena

mercredi 5 octobre 2016

[Bouquin] « Travail soigné » de Pierre Lemaitre.


"Tu me saoules avec tes bouquins, vas te faire soigner!"


« Travail soigné » est ma première lecture de Pierre Lemaitre, un auteur que je ne connaissais pas du tout. Une chose est sûre, il ne fait pas dans la dentelle. 

Ce roman met en scène un serial killer complètement tapé qui reproduit des meurtres de romans policiers. (Quand on se la joue Norman Bates, c’est qu’on a un petit souci dans le ciboulot.) Complètement tapé MAIS très intelligent. Un mauvais cocktail qui ne sera pas du tout du goût du commandant Verhoeven en charge de l’enquête.

J’ai eu du mal à m’embarquer dans l’histoire : je n’accrochais ni au style d’écriture, ni au personnage de Verhoeven. Néanmoins, Lemaitre m’a donné la satisfaction d’être étonnée par l’identité du tueur. Une satisfaction venue contrebalancer le fait que j’avais rapidement flairé un nœud important de l’intrigue. Ce qui pourrait paraître être un détail, n’a pas échappé à l’œil de lynx du rock’n roll bunny ^^

Un peu dans la même veine que Maud Tabachnik ; Lemaitre ose prendre des risques, mais dans un style qui me plait moins. Cela étant dit, il est parvenu à capter mon attention après 350 pages. Je serais donc curieuse de lire un autre de ses romans, probablement « Alex » qui est le second roman de la trilogie Verhoeven.

Si vous êtes tentés à l’idée de lire un de ses bouquins, sachez que Lemaitre est à réserver à des lecteurs capables d’encaisser de la littérature « policière-crapuleuse » ^^


Mon-blog-n’est-pas-aussi-soigné-ment vôtre,


Solaena

mercredi 28 septembre 2016

[Bouquin] « Fractures » de Franck Thilliez

"Et si je fracturais ce bouquin à coups de quenottes, hum?!"

            Alice a une vie un peu mouvementée. Elle suit un traitement psychiatrique en vue d’être guérie de ses « trous noirs ». Son père est hospitalisé après avoir été poignardé. Et il semblerait que sa sœur, décédée il y a dix ans, soit encore en vie tout compte fait. Gloups.
            Pendant ce temps là, une collègue du psychiatre d’Alice trouve un homme dans un état catatonique plutôt impressionnant. Re-gloups.

            J’ai eu un peu de mal à être captivée par ce roman ; il m’a fallu à peu près les 2/3 du livre pour l’être. J’ai vite flairé le déroulement de l’intrigue ; par contre je n’avais pas vu venir les tout derniers rebondissements, chose que je recherche dans ce genre littéraire.

            Avec « Fractures », Thilliez nous propose à nouveau un roman bien fouillé (ici sur le sujet du traumatisme), différent du genre « flic au cul d’un m échant serial killer ». Dans cette histoire, c’est une victime (Alice) qui se pourchasse elle-même afin de comprendre le mal qui la ronge. Mais Alice ne s’attendait pas à une cause aussi choquante et malsaine…

            « Fractures » n’est pas, selon moi, le meilleur roman de Thilliez. Mon préféré reste « Vertige »  qui sera difficilement détrôné. Mais je dois reconnaître que « Fractures » est un bon roman ; et qu’une fois de plus Thilliez s’est beaucoup investi/documenté (petit clin d’œil au « double bind » que j’ai eu l’occasion d’étudier) afin que son roman soit crédible.

            Je recommanderais donc « Fractures », surtout à un lecteur non-familier de ce genre littéraire qui souhaiterait découvrir Thilliez. Mais si ce bouquin est trop costaud pour vous, il ne faut clairement pas lire un autre de ses livres ^^

            Je-sais-je-lis-beaucoup-de-romans-de-Thilliez-ment vôtre,


            Solaena

mercredi 20 juillet 2016

[Vegan life] Un bon plan végane à … Lisbonne, bis !




Aaaaaaaah Lisbonne ! Son Tage, son histoire, ses monuments, son côté vegan friendly, ses ruelles en pente qui te font sentir en vie des cuisses : fallait que j’y retourne !
Selon le même principe que mon premier article sur le sujet, je vais vous décrire, par jour, ce que nous avons visité et où nous avons mangé.


JOUR 1 : le BAIRRO ALTO

À voir : amateurs de ruelles qui grimpent à en décéder des jambes, vous allez aimer le Bairro Alto ! (Les squads avec Jillian, c’est de la gnognotte à côté.) Mais à tout effort, récompense : vous aurez une vue magnifique au niveau du Miradouro São Pedro de Alcântara où vous pourrez vous reposer dans un mignon petit jardin et/ou siroter une bonne limonade faite de citrons fraichement pressés. (Ajoutez-y un peu de sirop de thé matcha pour l’adoucir, c’est juste divin !) Sur votre route, vous croiserez le funiculaire da Bica et la jolie place do Principe Real.
            Moins fourni en monuments à voir, le Bairro Alto est un peu moins envahi de touristes que l’Alfama  ou Baixa/Chiado. Néanmoins, il est agréable de s’y balader et de s’imprégner d’un côté plus populaire de la ville.
Miradouro São Pedro de Alcântara

Où manger : pas loin de la place do Principe Real, se trouve le restaurant « Terra » ; 100% végétarien, vous y trouverez un buffet à volonté avec des possibilités véganes. Demandez au serveur de vous montrer ce qui est végétalien car ce n’est pas indiqué sur le buffet.
Bon service, nous avons bien mangé (mioum le ragoût de tofu aux châtaignes !) dans un joli cadre : il est possible de manger dehors à l’arrière du restaurant.




JOUR 2 : l’Alfama et le Mosteiro de São Vicente de Fora

À voir : ayant passé plus de temps que prévu dans le Castelo de São Jorge lors de notre premier séjour, nous avions encore des choses à voir du côté de l’Alfama.
            Nous avons débuté la journée en allant voir quelques églises ainsi que la Casa dos Bicos. Nous avons voulu visiter l’Igreja da Conceição Velha de l’intérieur mais un vieux rustre a fichu tout le monde dehors alors que selon les horaires d’ouverture, il n’avait aucune raison… Pour le reste, nous nous sommes contentés d’apprécier de l’extérieur, notamment la Casa dos Bicos et son étrange look.
            Ensuite, face à l’Igreja Santo António, nous avons pris le tram 28[1] jusqu’à ce que je voulais absoooooolument voir cette fois : le Mosteiro e claustro de São Vicente de Fora.
Du monastère en lui-même, il n’y a rien de bien exceptionnel à voir. Par contre, les amateurs d’azulejos devraient être comblés car il y en a beaucoup. Et surtout, raison pour laquelle je voulais venir au monastère, il y a 38 azulejos représentant des fables de Jean La Fontaine ! Étonnamment, ce sont plutôt les fables les moins connues qui sont ici les plus illustrées. J’étais étonnée de ne pas voir, par exemple, « Le renard et le corbeau. » Mais je n’ai pas été déçue car au contraire cela m’a permis de découvrir des fables que je ne connaissais pas. Mention spéciale à « La colombe et la fourmi » et « Le renard et le buste » qui m’ont beaucoup plu.
Ne manquez pas ensuite de monter en haut de la tour : la vue y est superbe !

Casa dos Bicos




Où manger : dans le restaurant qui garde son statut de « restau coup de cœur à Lisbonne », Princesa do Castelo. Plein de charme, serveurs sympas (certains parlent français), nourriture 100% végane et faite maison : j’adore ! J’ai choisi le même plat que lors de mon premier passage, car j’avais beaucoup apprécié : saucisse fumée, purée, haricots verts et chou rouge. En dessert, si vous avez l’occasion de goûter le cookie crumble, n’hésitez pas, vos papilles chanteront gloire aux anges gustatifs !


Une glace végane, ça donne forcément le sourire!

Cookiiiiiiiie crumble!


JOUR 3 : Back to Sintra !

À voir : Sintra est superbe, pleine de palais à visiter, et accessible en train en 40 minutes de Lisbonne pour un prix dérisoire. Il fallait que j’y retourne.
             Cette fois, nous avons visité le palais Palácio e Quinta da Regaleira. [2] Dans un style complètement différent du Palácio da Pena, il m’a tout autant enchantée. Luigi Manini, l’architecte, a été jusqu’à réaliser le mobilier et les peintures !
             Prévoyez au moins 3 heures de visite car les jardins autour du palais sont très étendus. Visitez d’abord le palais car vous  trouverez des explications sur ce que vous verrez ensuite dans le jardin.
            Dans le palais, j’ai particulièrement apprécié le laboratoire que l’on peut voir uniquement de l’extérieur.
            Dans le jardin, ma préférence va au puits initiatique symbolisant une ascension depuis les enfers ; c’est une expérience étrange que de le remontrer. Pour y accéder par le bas, vous devrez traverser une grotte.
            Mystérieux et poétique, je ne peux que vous conseiller de visiter Quinta da Regaleira.




Tu sais que ton mec et toi formez un beau couple de goulafs quand vous vous écriez en même temps "Ca te fait pas penser à du chocolat blanc?!" ^^

Laboratoire
Lapiiiiiiiiin!

Vue sur le Palàcio da Pena
Bibliothèque!

Puits initiatique


Où manger : nous n’avons pas mangé à Sintra, nous avions emporté de quoi grignoter et prévu de manger le soir à Lisbonne. (Si vous voyez des biscuits « Gullón » dans un supermarché, jetez un œil car ils ont plusieurs choix végétaliens.)
                     Cela dit, j’avais repéré une possibilité végane à Sintra (merci Happy Cow !) : « Café Saudade » propose des panini véganes. Seul inconvénients : il se trouve à gauche en sortant de la gare à Sintra alors que les centres d’intérêts se trouvent à droite. Si vous comptez sur leurs paninis, passez les prendre avant d’entamer votre périple sinon il y a de fortes chances de crever la dalle. Je n’ai pas mangé chez « Café Saudade » mais en bon rock’n roll bunny soucieux de bien conseiller les estomacs de ses lecteurs, je suis allée vérifier ce que j’avais lu sur Happy Cow.
Hallelujah!
                        Rentrés à Lisbonne, nous avons mangé chez « Psi. » Endroit charmant, possibilité de manger dehors ; les serveurs peinaient un peu à parler anglais mais étaient soucieux de bien nous servir. J’y ai dégusté un tofu dé-li-cieux ainsi qu’un cheesecake qui tapissait bien l’estomac ^^ Je vous recommande donc « Psi », 100% végétarien avec des possibilités véganes clairement indiquées sur le menu.




JOUR 4 : le jardin botanique

À voir : pour notre dernier jour de city trip, nous avions prévu un programme plus léger : visite du jardin botanique et quelques achats avant de reprendre l’avion.
               S’il fut un temps où le jardin botanique a connu son petit succès, ce n’est manifestement plus le cas aujourd’hui. Délaissé, il pourrait pourtant reprendre du poil de la bête si bien repris en main. Certains arbres/plantes étaient cramés et les points d’eau desséchés (genre les canards n’ont plus qu’une flaque d’eau pour nager.) Le plan fourni est une grosse blague, et un plan affiché dans le jardin (à côté d’une entrée désormais close) montre que dans le passé il était très bien détaillé. Pourquoi avoir laissé tomber ce plan bien pratique qui montrait où se trouve chaque espèce d’arbre ?!
            Plus déprimant encore : la serre à papillons. Pas un seul fruit en vue et les papillons volaient curieusement près du sol au point qu’il fallait faire attention de ne pas marcher dessus o_O Aucun mot pour avertir le visiteur ni personne pour surveiller. La direction ferait mieux de cesser de les enfermer dans un endroit minable et se concentrer sur l’extérieur du parc, où des papillons sauvages viendraient volontiers si fleuri et correctement entretenu. (Ca, c’était pour la minute végane activiste.)

            Ce délaissement du parc est d’autant plus désolant parce qu’il permet au visiteur de se balader dans un endroit calme et frais. J’ai néanmoins apprécié l’allée de palmiers et l’arbre « dragon » que je n’avais jamais vu. Pour le reste, je ne retiendrai rien d’exceptionnel. J’espère que les dirigeants du parc auront l’opportunité de le reprendre en main.
            En sortant du jardin, nous avons fait un tour sur un sympathique petit marché sur la place do Principe Real (c’était un vendredi.)


Où manger : allant ensuite du côté de Baixa/Chiado pour faire quelques achats, nous en avons profité pour déguster une glace chez Amorino qui propose un délicieux- à se taper l’cul par terre- sorbet végane à la pistache ! 
                      Histoire de ne pas reprendre l’avion l’estomac vide (bon ok, presque vide), nous sommes allés chez « Vegana Burger. » Il s’agit un fast food végane situé dans un centre commercial. Le serveur galérait avec l’anglais et le menu était écrit qu’en portugais ; donc j’ai choisi en fonction des images ^^ Mais je me suis régalée :D

            Vous l’aurez compris, Lisbonne est une ville que j’affectionne beaucoup. Je ne peux que vous encouragez à la découvrir.


            Lisboète-bis-ment vôtre,


            Solaena











           


           


[1] Jusqu’à l’arrêt « R. Voz Operà. »
[2] Prenez le bus 435 devant la gare de Sintra, 2,50€ le trajet aller-retour.